L’ouvrage "La main d'œuvre nationale après la guerre", réalisé par J. Leclercq et P. Mazel en 1917, est un texte précurseur qui pose les principes de base de la médecine du travail.
Après quelques initiatives avant-gardistes menées au nord de la France, la médecine du travail est officiellement reconnue en France en 1946 (loi du 11 octobre 1946).
Jules Leclercq est le premier président, en 1946, de l'Association de Médecine du Travail et d'Hygiène Industrielle de la Région du Nord.
L’association, dès sa création, bénéficie de l’aide de la Faculté de Médecine et du CHRU de Lille et de la Caisse Régionale d’Assurance Maladie Nord-Picardie.
Implantée à Lille, l’Association de Médecine du Travail et d’Hygiène Industrrielle de la Région Nord deviendra, l'Institut de Médecine du Travail du Nord de la France en 1970.
Le décret du 20 mars 1979 relatif à l’organisation et au fonctionnement des services médicaux du travail instaure, entre autres, l’orientation vers l’étude des conditions de travail. L’Institut connait alors une augmentation progressive de ses activités.
L’action combinée du Conseil Régional Nord – Pas-de-Calais et des Ministères du Travail et de la Recherche, permet la mise en place en 1986 du premier Groupement d’Intérêt Scientifique «Travail-Santé» de France.
En 1989, un nouveau partenariat s’établit entre la Caisse Régionale d’Assurance Maladie Nord-Picardie, l’Institut et le CHRU de Lille, qui donne naissance au service de Consultations médicales spécialisées en pathologies professionnelles.
En 1991, le Groupement d’Intérêt Scientifique «Travail-Santé» Nord – Pas-de-Calais devient le Groupement d’Intérêt Public Centre de Recherches en Santé Travail Ergonomie (GIP CERESTE).
Après avoir porté, en 1999, le « Livre blanc pour la réforme de la médecine du travail », les professionnels de la santé au travail du nord se lancent dans l’élaboration d’un programme d’actions avec le soutien des Directions Régionales du Travail du Nord – Pas-de-Calais et de Picardie.
En mai 2001, l’Institut de Médecine du Travail du Nord de la France devient l’Institut de Santé au Travail du Nord de la France (ISTNF).
Le décret du 28 juillet 2004 portant la réforme de la médecine du travail, et la mise en place du Plan de santé au travail en 2005, permettent d’imaginer une nouvelle organisation du paysage du Nord – Pas-de-Calais et de la Picardie dans le domaine de la santé au travail.
En 2006, L’Institut de Santé au Travail du Nord de la France adhère au Groupement régional de Promotion de la Santé Nord – Pas-de-Calais. Le GIP CERESTE change de dénomination et devient le Centre d’Etudes et de Recherches en Santé Travail Environnement.